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De son vrai nom KEGNE Abel,né officiellement en 1924 (d’autres sources disent 1912) à Fokoue, près de Bamendou dans le Ndé. Fils de Ouamba Pokam et de …Lors qu’il n’a que trois ans, son père doit partir de chez lui pour avoir contesté la hiérarchie traditionnelle ; il est accueilli par un autre chef dont il devient le premier conseiller  en même temps qu’il exerce l’art de guérir. Le petit Kegne l’accompagne.

 

Il a deux frères de même mère : Ngounou Christophe et Teo Victor.Très vite, il quitte le domicile parental et se rend à Dschang de sa propre initiative, chez Mathieu Yamdjeu, un ami de son père. Il devient ramasseur de balles au Tennis-club de la ville. C’est là qu’il se fait remarquer et inscrire à l’école.

 

Etudes

 

Ensuite, il ira vivre chez Jean Nitcheu, un autre ami de son père dans la même ville. Il poursuit ses études à Dschang jusqu’à la fin du cours de sélection, se rend à Bafang, puis à Nkongsamba avant d’entrer à l’Ecole des Infirmiers d’Ayos.

 

Activité professionnelle

 

En 1947, il travaille dans un grand commerce à Douala où il rencontre Ekwalla Robert ; tous deux militent à l’Union des Syndicats Confédérés du Cameroun (USCC).

Activité syndicale et politique

 

En 1948, fondation de l’UPC à laquelle il adhère ;


En avril 1950, il quitte le commerce et entre à la direction de l’UPC dès le premier congrès à Dschang.

Il créé l’évènement en 1951 à Nkongsamba où, pour la première fois et en dépit de sa petite taille, il dénonce publiquement l’escroquerie politique du prince Ndoumbe Douala Manga Bell. Il fait preuve d’une grande fermeté idéologique, de grands talents oratoires, d’une grande capacité d’organisation et de travail et d’une grande bonté.
En septembre 1952 il est réélu Vice-président de l’UPC au deuxième congrès à Eséka; il est en même temps rédacteur en chef de la Voix du Cameroun, l’organe d’expression de l’UPC.

 

En décembre 1953, il représente la JDC dont il est l’un des fondateurs aux Nation Unies; à son retour, pendant sa tournée de compte-rendu,  il est victime d’un attentat à Mbouroukou (Moungo), orchestré par le Haut Commissaire Soucadeaux. Il est grièvement blessé et laissé pour mort.

 

Le 14 avril 1954, il se présente aux élections pour l’ATCAM, et, malgré sa grande popularité, est déclaré battu par l’administration coloniale.

 

Le 18 avril 1955, son domicile à Douala, comme ceux de Um Nyobe et de Ngom Jacques, fut saccagé et incendié. En mai 1955, en pleine campagne d’organisation en Sanaga Maritime (22 au 30 mai), il est à nouveau victime d’une tentative d’assassinat à Song Mbenge, orchestrée par le nouveau Haut Commissaire Roland Pré et exécutée par un certain Bassama Jacques, attentat qui fait deux morts dans les rangs upécistes : Mahop ma Sende et Bias bi Ngimbous. Il ne doit d’avoir la vie sauve que grâce à la vigilance de la population qui le déguise en femme et lui permet d’échapper à tous les barrages de contrôle.

 

Il doit se réfugier au Cameroun sous administration britannique avec Moumié, Ouandié et de nombreux cadres et militants pourchassés par l’administration coloniale française.

 

8 au 9 novembre 1956, il préside une importante réunion de la JDC à Kumba. Il est frappé et laissé pour mort  par les Commandos Delauney lors de leur attaque avec incendie des locaux de la direction et tentative d’assassinat des dirigeants de l’UPC à Bamenda.

 

En 1957, avec Moumié, Ouandié et 12 autres dirigeants de l’UPC, il est déporté à Khartoum, au Soudan. Affaibli par la maladie (il souffre d’un hypertension artérielle grave), il mène une activité relativement réduite à l’étranger.

Le 13 septembres 1962, il est élu Vice–président du Comité Révolutionnaire par la première Assemblée Populaire tenue sous maquis.

 

Septembre 1962 à Juillet 1963, il est emprisonné pendant de longs mois sans soins à Accra, des suites des attentats perpétrés contre le président Kwame Nkrumah par son opposition interne, et du fait des dissensions internes à l’UPC à la suite de l’annonce de la formation du Comité Révolutionnaire.

Accusé d’avoir

 

- Asphyxié le maquis en bloquant sous son seul contrôle les fonds et les autres biens du mouvement.

- Appliqué une politique de groupe, ce qui aggrave la crise au sein du Mouvement avec des conséquences néfastes sur l’image de l’UPC.

- Douté des capacités révolutionnaires du peuple en décidant unilatéralement de la reddition alors que tout prouve la justesse et la victoire finale de notre lutte.
- Pris contact avec Mennen Williams, Sous Secrétaire d’Etat  américain.

 

Le 25 avril 1963, il est exclu du Comité Révolutionnaire par la deuxième Assemblée populaire sous maquis. Pour les mêmes motifs, Castor Osende Afana subira les mêmes sanctions.

 

En décembre 1963, il publie la plaquette « La vérité sur le Comité Révolutionnaire », co-signée par Ndeh Ntumazah, président du One Kamerun Party.

 

Décès

 

Sa maladie s’aggrave inexorablement et se complique, avec l’apparition de troubles du comportement. En mission à Alger, son état empire brutalement et est rapidement transporté au Caire par l’avion du président de la République Algérienne Ahmed Ben Bella.
 
Le 16 avril 1964, il succombe et est inhumé sur place.

 

Source: Archives UPC

Tag(s) : #Flash- back dans l'histoire

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