Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mboua Massok, le premier lauréat  du prix de Félix Moumié pour la démocratie et des droits de l'Homme avait reçu son prix à Génève l'année dernière.Le prix Dr. Felix Moumie a été institué par l'organisation pro-démocratique camerounaise le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la  Diaspora, " pour encourager les personnalités qui se sont démarquées à travers leurs contributions récurrentes dans la recherche des  valeurs démocratiques et des droits de l'Homme au Cameroun".

A ce jour, le prix Moumié est devenu une activité confiée par le Code à la Fondation Moumié qui a vu le jour l'année dernière à Génève.
       
Selon Clarice Hansen, la présidente de la Fondation Moumié, « ce Prix porte en lui un puissant symbole qui va restituer la Mémoire de Moumie, et permettre aux Camerounais de s’approprier ses valeurs de courage et d’audace ». Cette cérémonie s'organise  à Genève, pour donner à cet événement toute sa solennité »

Dans une lettre rendue publique récemment, Mboua Massok a exprimé l'espoir que le prix « PRIX MOUMIE ne doit et ne peut être que rassembleur ». Plus loin, il ajoute qu’il «  ne doute pas un seul instant que transcendant les clivages et brisant toutes les fausses solidarités qui en découlent, nombreuses et nombreux seront les patriotes qui vont, à l’occasion,célébrer en même temps que la mémoire et l’œuvre de nos héros et martyrs, le nationalisme et le patriotisme Panafricains en général et Camerounais de manière toute particulière.  »

Que dire du lauréat du premier Prix Moumié ?

Mboua Massok, Premier Prix Moumié, indubitablement  représente une  des figures les plus emblématiques dans l’histoire de la lutte dans le Cameroun actuel. Il a pu émerger sur la scène politique camerounaise depuis les années 90.

Il a été arrêté, emprisonné plusieurs fois et relâché. Camille Mboua Massok est plus connu au Cameroun sous le nom du " Père des villes mortes", une  campagne de désobéissance civile qui avait secoué le Cameroun en 1991 avec comme conséquence,  la paralysie de plusieurs secteurs de l’économie camerounaise à l’époque. 

Ayant travaillé comme comptable à la Camair, compagnie aérienne camerounaise, il fut pour la première fois inquiété par le pouvoir en place en 1985 quand il avait dénoncé la pratique corruption et du détournement des biens de la Camair lors d’une soirée de gala organisée par cette compagnie.

En 1985, il fut donc arrêté et transféré à Yaoundé puis, libéré quelques jours plus tard. Dès sa libération, il démissionna de lui-même de la Camair.

En décembre 1990, Monsieur  Mboua Massok doit créer son parti politique, le Programme Social pour la Liberté et la Démocratie  (PSLD).Enlevé par la police secrète du Cameroun  après qu'il ait expliqué en public son concept de "villes mortes", il va renouer avec les cellules avant d’être libéré quelques jours plus tard.

C’est son enlèvement qui constituera le catalyseur de la première opération de « ville morte » Organisée par la Coordination Nationale des Partis Politiques de l’Opposition

Mboua Massok va réaparaître un mois plus tard à l'hôpital général de Douala, dans un état mental affaibli et faible. Cet état de faiblesse se fera ressentir lors d’une conférence de presse organisé par le Directoire de l’opposition camerounaise à Douala où il lira son discours pour présenter sa position vis-à-vis de la situation du Cameroun. 
        
Mboua Massok réapparaîtra de nouveau en force au sein de la coordination des partis politiques de l’opposition qui exigent l’organisation d’une conférence nationale 

Vers la fin de 1991, il est déçu du comportement de certains leaders de l’opposition camerounaise et décide faire chemin seul dans la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit au Cameroun Il doit ainsi s’engager dans une campagne dite de  " rébellion morale", avec dans ses acquis plusieurs passages dans les prisons camerounaises où il sera à chaque fois libéré

Quelques illustrations :

03 juin 1997  Mboua Massok, le secrétaire général provisoire du (PSLD) a été arrêté par les forces de l’ordre et détenu administrativement sur ordre du préfet du Wouri, pour incitation à la révolte. Il sera écroué à la prison de New Bell à Douala pendant 15 jours puis libéré.

Le 27 janvier 2007, Mboua Massok sera encore arrêté en face du campus de l’université de Douala et incarcéré pendant plusieurs jours car, étant  accusé par les autorités locales d’avoir apporté son soutien aux étudiants grévistes. Il sera libéré quelques semaines après.

Le 11 Avril 2000, il sera encore détenu pendant plusieurs heures par les éléments de la gendarmerie de Douala pour son essai publié sur l’état des  droits de l'Homme au Cameroun 

En 2001, il annonce à la presse, toujours dans le cadre de la rébellion morale qu’il partira à pied de Douala pour Yaoundé afin de  protester contre l’organisation du sommet franco-africain par les autorités de Yaoundé. Il sera une fois de plus arrêté et libéré à la fin du sommet.

Le 29 janvier 2006, Mboua Massok sera arrêté pour avoir défiguré le monument du Général Leclerc, situé à la place de l'indépendance à  Douala. Il arguait en guise de justification que son action était contre la "colonisation, l'acculturation, et l'aliénation..."

Durant cette dernière campagne il a affirmé devant les juges qu’il a posé cet acte pour montrer aux yeux de tous le monde qu’il devient de plus en plus impératif d’honorer nos héros nationaux

Quid le prix Moumié.

Le prix Moumié attribué à Monsieur Camille Mboua Massok l'année dernière est le couronnement de sa probité et de sa constance dans la lutte. A la différence de plusieurs autres leaders de l’opposition de la cuvée 90, Mboua Massock est resté fidèle à sa logique., 

La cellule de Communication
          

Tag(s) : #Flash- back dans l'histoire

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :